Les tortues élevées en captivité sont beaucoup plus sujettes aux maladies. Celles-ci sont dues, le plus souvent, à des problèmes d’hygiène ou de soins, ou encore à des conditions de vie inadaptées.
Détecter les problèmes de santé chez la tortue
Lorsque vous achetez une tortue, il est impératif de la placer d’abord en quarantaine afin d’éviter tout risque de transmission de maladies à ses éventuels congénères. Durant ce laps de temps, il importe de surveiller l’animal afin de détecter tout problème de santé.
Par la suite, il convient de contrôler régulièrement son état général, à savoir : son appétit, ses selles, son dynamisme, etc. Une tortue qui a tendance à larmoyer ou qui développe un écoulement nasal peut par exemple avoir contracté une maladie contagieuse.
Pour garder une tortue en plein forme, il est indispensable de lui offrir des conditions de vie aussi proches que possible de celles de son biotope naturel, tant sur le plan de l’habitat que sur celui de l’alimentation. Certaines espèces, comme la tortue bordée ou la tortue des steppes, sont ainsi beaucoup plus sensibles au froid et demandent donc plus d’attention.
Conserver sa tortue en bonne santé
Une tortue en pleine forme est une tortue :
- dynamique, active et sans problème de locomotion ;
- qui a de l’appétit et ne perd pas de poids ;
- qui respire normalement, et n’a pas d’écoulement nasal ou les paupières gonflées ;
- qui n’a pas de diarrhée et n’est pas non plus constipée.
Pour conserver une tortue en bonne santé, il faut :
- lui offrir un habitat régulièrement nettoyé, dont les conditions sont proches de celles de son milieu naturel ;
- lui procurer une dose suffisante d’ultra-violet, correspondant à l’espèce de la tortue, ou de lumière naturelle, indispensable pour fixer la vitamine D. Cependant, il ne faut pas négliger les zones ombragées pour qu’elle puisse s’abriter ;
- lui apporter une alimentation adaptée : certaines espèces sont carnivores, d’autres herbivores ou omnivores ;
- lui fournir un point d’eau afin qu’elle puisse s’abreuver et se baigner (attention toutefois aux risques de noyade) ;
- éviter les zones de courant d’air, car la tortue y est très sensible ;
- respecter l’hibernation des espèces qui hibernent.
Soigner sa tortue
Si vous n’êtes pas complètement néophyte dans l’élevage de tortues, vous pouvez soigner les pathologies de base, à savoir les petites plaies ou les blessures superficielles. Dans le cas contraire, il est indispensable de prendre contact avec un vétérinaire spécialiste en NAC ou en reptile.
Vermifuger la tortue
Même s’il s’agit d’un animal sauvage élevé en captivité, la tortue doit recevoir un traitement vermifuge au même titre que les autres animaux domestiques, afin d’éviter le développement de nombreux parasites internes. Rapprochez-vous d’un éleveur confirmé ou d’un vétérinaire pour connaître le produit et la posologie adaptés à votre reptile. Lors de l’achat d’une tortue, il est vivement conseillé de vermifuger l’animal dès son acquisition.
Soigner une plaie superficielle
Nettoyez bien la zone concernée, puis appliquez une solution antiseptique sur la plaie afin de la désinfecter.
Retirer des tiques
Vérifiez régulièrement l’absence de tique sur la peau, les pattes et la tête (notamment dans les plis du cou) de votre animal. Si vous en découvrez une, il est indispensable de la retirer délicatement à l’aide d’une pince à épiler, en prenant soin d’extraire le rostre.